Le Grand Parc Garonne à Toulouse

Grand Parc Toulouse

Toulouse aura donc bientôt son « Central Park », et même mieux puisque le Grand Parc Garonne sera dix fois plus grand que l’original, reliant sept communes sur une superficie total de 3165 hectares. L’île du Ramier, rebaptisée « Parc toulousain », devrait y jouer le rôle de poumon vert.

Les élus de la Communauté urbaine ont retenu l’agence du paysagiste Henri Bava, TER, associée au bureau d’ingénierie culturelle BICFL, pour élaborer le plan guide du Grand Parc Garonne (le plan guide propose une vision globale et des orientations d’aménagements et d’usages à horizon 2030). Le projet Grand Parc Garonne prévoit la réalisation de plusieurs aménagements urbains ou verts qui vont contribuer à l’ouverture sur la Garonne et favoriser les liens entre ville et nature.

Le Grand Parc Garonne sera un véritable espace de respiration pour les amoureux de la nature, du sport ou de la culture. Il offrira de multiples usages : balades familiales ou sportives sur de nouveaux itinéraires « modes doux » accessibles à tous, observation de la nature en amont et en aval du fleuve, pratiques sportives et ludiques, découverte du patrimoine culturel et bâti…

D’ici 2015, 40 opérations pilotes sur 12 sites identifiés seront réalisées pour un budget de 30 M€. Certaines, comme les bords de la place Saint-Pierre sont déjà enclenchées, d’autres démarreront prochainement.

Ce projet se compose de 3 séquences :

Dans le centre ville de Toulouse, l’arc culturel du pont Saint Michel au Bazacle, qui comprend les ports Saint- Pierre, de la Daurade et Viguerie, l’hôtel Dieu et le Quai de Tounis. C’est la portion de Garonne, bordée de monuments et d’équipements culturels, qui accueille les évènements populaires. Ici, les berges de la Garonne  devront permettre d’assurer la continuité des déplacements entre le port Viguerie et la prairie des Filtres via l’hôtel Dieu par exemple. Les accès au fleuve seront facilités, avec les travaux de réaménagement du port de la Daurade ou de la place Saint Pierre qui offrira une large descente en gradins vers la berge.

Plus au sud, le parc toulousain, de Pech David au pont Saint Michel, qui comprend l’écluse Saint-Michel, la berge Empalot et l’îlot des Moulins. Avec le déménagement programmé du parc des expositions, c’est un immense espace qui se libère pour imaginer un véritable poumon vert de la ville. Il sera dédié à des usages divers : détente, promenade, sports, loisirs et activités nautiques. Sur les îles comme sur la berge d’Empalot, les axes de circulations dédiés aux modes de déplacements doux y trouveront une cohérence.

Au nord, le parc fluvial naturel qui concerne la passerelle sur le Touch, Ginestous/Sesquières, Quinze Sols et Zones Humides, et qui consistera notamment en la mise en place d’un bac entre Blagnac et Fenouillet, et la requalification du Moulin du Naudin en observatoire naturel.

Le Grand Parc Garonne contribuera à la dynamique artistique du territoire et permettra de développer et promouvoir une programmation évènementielle digne d’une grande métropole européenne. Il renforcera l’identité sportive de la communauté urbaine en proposant une offre consolidée en matière d’activités sportives et d’espaces de pratiques collectives comme individuelles, ou

L’enjeu du Grand Parc Garonne consistera aussi à préserver une agriculture périurbaine, notamment maraîchère, et plus généralement à préserver l’écosystème du fleuve afin de pouvoir réellement maintenir un corridor écologique.